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émé, j’ai la pétoche » sanglotait Freluquet,
« J’ai fait un mauvais rêve ; ils sont là, aux aguets,
Ils me zieutent, m'observent avec leurs grands yeux jaunes,
Leurs cheveux jaunes, leur teint et leurs dents jaunes. »
« Mais qui sont ces pisseux, ces chienleux, ces vilains »
Qui troublent le sommeil de mon petit poussin »
S’enquit la pompadour. « Il y a Gille et John,
Répondit le marmot, « ils dérangent ma pose,
Quand par la Chine, à pied (1), j’optimise ma faculté
De cocufier les cons qui m’ont oscarisé. »
La cougar s’effraya : "Calme-toi mon chiasseux,
Tu risques de nous faire un gros caca nerveux »
« Ce jaune est comme un fleuve, qui rouille mes pensées.
Pour m’en débarrasser, je vais le mélanger
Avec le Yang-Tsé-Kiang, au bar de Villerville.(2)
Et quand des petits singes, s’en viendront m’enfumer
Je les peindrai en vert. » « Mais voyons mon nubile
Les petits hommes verts, c’est pour les écolos.
Aurais-tu par hasard fumé, du cannabis »
« Que nenni mamita, j’ai chopé la jaunisse !
Et je vois tout en jaune, le jaune des corniauds
Qui m’ont plébiscité et que je cocufie ».
« Mais tout ça est normal, comme a dit le bouffi
Qui t’a ouvert la porte, le jaune est la couleur
Qui convient aux franciens dont tu fais le malheur.
Va faire un gros dodo dans ta chambrette jaune.
Où règne le mystère d’un parfum (3) qui embaume
Mais ne sent pas la rose. » Le mouflet s’assoupit
Rêvant des mauvais tours qui pourriraient la vie
Des citoyens de France livrés à ses névroses.
"Les rires jaunes masquent les colères qui balaieront le roi et ses petits marquis"
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Nota :
(1) contrepèterie
(2) "Un singe en hiver" film de Henri Verneil (1962)
(3) "Le mystère de la chambre jaune" roman policier de Gaston Leroux (1907)
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